Schick, Defrel, Perotti… derrière l’indispensable Dzeko, l’attaque de la Roma n’impressionne pas

Un côte droit orphelin de Mohamed Salah. Pendant que l’attaquant égyptien flambe en Premier League avec Liverpool, la Roma ne peut que constater qu’elle a raté son pari. Celui d’empiler les joueurs de talent à ce poste pour faire oublier un joueur imprévisible, capable de changer le cours d’un match sur une accélération ou sur une frappe enroulée du pied gauche.

Pour l’après Salah, la Roma a misé sur Patrick Schick (34 millions d’euros + 8M€ de bonus) et Cengiz Ünder (13,4M€ + 1,5M€ de bonus), deux éléments d’avenir, âgés respectivement de 22 et 20 ans. Sans oublier le français Grégoire Defrel, pouvant lui aussi dépanner sur l’aile droite, recruté contre 20M€ et trois éventuels millions additionnels. Après sept mois de compétition, aucun de ces trois joueurs ne s’est réellement imposé. Si le jeune turc Ünder reste celui ayant le plus progressé, il n’a su s’imposer que depuis début 2018 et est absent pour le match à Barcelone, ce mercredi, à l’occasion du quart de finale aller de la Ligue des champions. Sur l’aile gauche, les performances de Stephan El Shaarawy (souvent aligné à droite) et Diego Perotti ne sont guère plus réjouissantes. Hormis de rares coups d’éclat (Chelsea), les deux joueurs patinent et ont des difficultés à se montrer décisifs dans les moments importants.

Buteurs de la Roma

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Résultat, hormis Edin Dzeko avec ses 18 réalisations, les attaquants de la Roma peinent à faire la différence. La saison de la Roma en souffre logiquement. Sur les 40 matches disputés toutes compétitions confondues, à 24 reprises, le club romain n’a pas marqué plus d’un but, victoires, nuls et défaites mélangées. À eux trois, Perotti, El Shaarawy et Ünder affichent 21 buts, c’est seulement trois de plus que le seul Dzeko. Et derrière ces quatre joueurs, aucun autre élément des Giallorossi ne dépasse les 3 réalisations. Deux des recrues, Patrick Schick et Grégoire Defrel sont dans un manque criant de confiance : en 33 apparitions et 13 titularisations, ils ne comptent que 2 petits buts.

Pourtant, la Roma se crée des occasions, mais une forte maladresse devant le but empêche les Romains de faire la différence plus rapidement. Le club de la Capitale est même l’équipe italienne qui effectue le plus de tirs par match cette saison, toutes compétitions confondues, avec en moyenne 17 tentatives par rencontre. Le changement tactique à 360 degrés opéré cet été a aussi des conséquences. En introninant Eusebio Di Francesco et son adoration pour un jeu très vertical, la Roma a décidé de chambouler les habitudes prises avec Rudi Garcia puis Luciano Spalletti. Si les joueurs ont encore des difficultés pour assimiler correctement tous les préceptes du jeune entraîneur italien, celui-ci se satisfait des performances réalisées jusqu’ici.

« On aurait pu prendre plus de points en Serie A mais on a connu de belles satisfactions en Ligue des champions, expliquait-il lundi à Roma TV. On ne doit pas se contenter de cela, on respecte le Barça mais on doit le jouer sans peur, car la crainte n’aide jamais. On a changé de mentalité après le match face à Chelsea. Ce match doit nous donner de la force. Je veux que la Roma joue avec personnalité. » Avec personnalité certes, mais surtout avec une bonne dose d’efficacité, comme lors des deux rencontres de groupes face à Chelsea. Car à jouer sans maitrise de son sang-froid, on se fait sortir sans gloire. La Roma le sait, les matches face à Manchester United (7-1, 2007), au Bayern Munich (1-7, 2014) et au Barça, déjà (6-1, 2015) sont là pour en témoigner. La lose n’est jamais bien loin.

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