Real/Barça – Quand les adversaires se plaignent d’un arbitrage complaisant en Ligue des Champions

Le débat est vieux comme le monde ; l’arbitrage diffère-t-il en fonction du rapport de forces qui existe entre les équipes et leur statut ? Inconsciemment, les hommes en noir sifflent-ils plus ou moins souvent que d’habitude quand l’équipe supposée la plus puissante de l’épreuve se retrouve sur le terrain ? Les avis diffèrent mais les évènements ne manquent pas pour donner du grain à moudre à ceux qui jugent que l’impartialité n’est pas toujours de mise.

Il existe souvent des polémiques dénuées de tout sens, mais il y en a aussi d’autres sur lesquelles il n’est pas incongru de s’attarder. Celle qui concerne l’arbitrage en vigueur en Ligue des Champions est audible, à défaut d’être justifiée. Sans verser dans l’idée d’un complot, beaucoup d’observateurs estiment que le Barça et le Real ne sont pas arbitrés de la même façon que les autres équipes.

Faut-il donner du crédit à ces insinuations ? Montrer du doigt les juges du jeu, en émettant l’idée qu’ils sont influencés lorsqu’un ténor de la Liga se présente sur le terrain ? Ces dernières années, il y a eu un grand nombre de décisions litigieuses lors des rencontres impliquant les Catalans et les Madrilènes. Et en les énumérant, il est parfois tentant de ne pas tout mettre sur le compte de l’erreur humaine.  

Le Chelsea-Barça de 2009, une « f****** disgrace » inégalable  

Instinctivement, le match de C1 qui revient le plus en tête lorsqu’on pense à une rencontre continentale où un grand d’Espagne a été chanceux est cette demi-finale retour de Ligue des Champions 2008-09 entre Chelsea et le Barça. Ce soir-là, l’arbitre norvégien de la partie, Tom Henning Ovrebo était passé totalement à côté de son sujet. Les Catalans en ont largement profité, en arrachant la qualification sur le fil. Désigné comme fautif et devenu la personne la plus honnie par les supporters des Blues, Ovrebo a mis du temps à digérer ce cauchemar.

Depuis ce soir-là, le Barça n’a pas vraiment connu de rencontre où l’arbitrage a autant penché en sa faveur. Naturellement, les Parisiens mettront en avant le fameux match de la remontada où le PSG a complètement sombré mais où Deniz Aytekin s’est aussi raté. Les deux penalties du match sifflés pour le Barça étaient hautement discutables et un autre aurait pu être sifflé en faveur des Franciliens. Au final, et même si Paris pouvait difficilement passer après une telle performance, tous ces détails ont influé sur le score.

D’autres équipes peuvent s’estimer avoir été flouées lors de leurs matches contre les Barcelonais. Rien que cette saison, l’AS Roma et Chelsea ont vécu des soirées compliquées en C1 contre la bande à Valverde et pas seulement en raison de leur infériorité dans le jeu. Enfin, la Juventus n’a certainement pas oublié la finale de 2015 durant laquelle Paul Pogba avait été privé d’un pénalty. Un pénalty qui, s’il avait été sifflé, aurait peut-être changé le cours de la rencontre.

Il n’y a pas que contre le Barça que la Vieille Dame a subi des décisions défavorables. Face au Real Madrid également, les Piémontais ont vécu des matches où ils ont dû sentir l’injustice. Lors du quart de finale aller de la Ligue des champions, sur le 0-1, l’arbitre a omis de sanctionner une main dans la surface adverse madrilène. Entre deux cris de colère, les tifosi bianconeri ont alors probablement dû se remémorer la finale de mai dernier quand l’homme en noir avait tué tout suspense en expulsant Juan Cuadrado.

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La Juve et le PSG se plaignent régulièrement

Le Bayern de Munich a lui encore en travers de la gorge sa visite dans la capitale espagnole en quart de finale de la précédente Ligue des Champions. Défaits 1-2 à l’aller, les Allemands étaient en passe de créer l’exploit au retour. C’était avant qu’ils ne voient leurs illusions s’évaporer en raison de deux buts de Ronaldo dont la validité était contestable à cause de positions de hors-jeu assez évidentes. L’état-major bavarois avait crié au scandale après la rencontre.

Tout comme les responsables munichois, ceux du PSG ont aussi vécu un voyage à Madrid très rageant. C’était en février dernier lors du 8e de finale aller de la Ligue des Champions. Paris s’était incliné (3-1) et Nasser Al-Khelaifi avait déploré le pénalty non sifflé pour son équipe lorsque Sergio Ramos avait détourné du bras une reprise d’Adrien Rabiot. Le président avait aussi rappelé la position d’hors-jeu de Toni Kroos sur l’action qui a amené le pénalty inscrit par le Real. Malgré d’énormes trous d’air en fin de match, comme à Barcelone un an plus tôt, l’arbitrage de Monsieur Rocchi avait eu une influence sur le déroulé de la rencontre.

L’arbitrage n’est-il profitable qu’aux gros ? La dimension du Barça et du Real, par leur histoire et leur puissance économique et sportive, influe-t-elle sur les hommes en noir ? Ces dernières saisons, nombre d’adversaires auront tendance à répondre par l’affirmative. À Madrid et Barcelone, on préfère balayer les polémiques d’un revers de la main en exposant un niveau de performance inégalé et les armoires à trophées bien remplies.

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