Le Barça, un club en crise avec lui-même ?

Pour faire bonne figure de partout en Espagne quand on parle du Barça, il y a deux expressions à connaître. «Caverna mediatica» et «fin de ciclo». La première résume l’entêtement -imaginaire- de la presse madrilène à déstabiliser le club catalan quand il va bien. Vu de Barcelone, s’entend. La deuxième, vue de Madrid cette fois, consiste à parler de fin du monde au Barça quand Messi passe un quart d’heure sans marquer. En ce moment, cela tombe bien, on a les deux en même temps.

«Les gens sont pessimistes dés qu’il y a un mauvais résultat»

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La meilleure partie, et de loin: la capacité d’auto-destruction du Barça. Un socio sort de nulle part et envoie le club en procès pour avoir dissimulé au fisc une partie du transfert de Neymar? «La faute aux médias due la capitale, qui à défaut de faire mal au Barça dans le jeu, tentent d’en passer par les tribunaux» écrit Sport. Beau pouvoir de persuasion, puisque le président SandroRosell a nié mollement avant de démissionner à la surprise générale. «Jordi Cases [le socio responsable] a droit à toutes les clarifications nécessaires, calme Josep Maria Bartomeu, qui a pris la suite de Rosell. J’espère juste qu’il n’y a personne derrière sa demande.» Sous entendu, Joan Laporta, un ancien président de la maison, le Real Madrid, le gouvernement, et pourquoi pas Franco, tant qu’on y est.

Le nouveau boss du Barça est sur tous les fronts ces derniers jours. Car en plus de gérer l’affaire Neymar, il doit faire face au scepticisme de ses propres supporters sur le fameux «toque» barcelonais depuis l’arrivée de Tata Martino. «Les gens sont pessimistes dès qu’il y a un mauvais résultat. Ils prennent alors leur distance. Peut-être que ce ne sont pas des vrais culés après tout» s’énerve Dani Alvès. Il est vrai que le Barça joue un peu moins bien, que les anciens désertent un à un (Puyol, Valdès), et qu’il ne pointe qu’à la troisième place de la Liga. Comme il est vrai que les coéquipiers de Lionel Messi ont gagné tous les matchs qui comptaient cette saison et peuvent encore prétendre à faire aussi bien que le Real, par exemple.

«En voulant comparer à Guardiola, on perd à tous les coups»

«En plus d’avoir gagné la Supercoupe d’Espagne, nous sommes toujours en course pour les trois titres, prévient Mascherano. Ne nous enterrez pas encore.» En Ligue des champions, cela ne risque pas, ou alors il faut croire très fort en City, fessé chez lui à l’aller (0-2). Xavi, qui n’a pas mangé que du caviar -il a joué avec Reizeger et Amunike- apporte la vision d’ensemble la plus intéressante du haut de ses 700 matchs avec le Barça. «Les gens pensent à Guardiola, une époque fantastique où l’équipe n’a jamais été aussi forte. Mais en voulant comparer à cette époque, on perd à tous les coups.» Il faut juste que tout le monde s’y fasse. in 20 minutes

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