Avant Espanyol – Séville : Comment se passe la vie après Monchi à Séville ?

Architecte de certains succès de Séville sur la scène européene au cours de la dernière décennie, Monchi a pris la décision de quitter le club durant l’été afin de rejoindre la Serie A et l’AS Roma. « Les raisons sont conformes avec l’épuisement de 29 ans dans cette maison. Je voulais partir en mai et je me suis trompé à l’époque sur les formes mais mon idée était en sommeil. Il n’y a pas plus de raisons, le seul coupable qui fait que nous sommes ici, c’est moi, c’est une question personnelle, un besoin de changement. L’effort qu’a fait Séville n’a pas de prix », avait expliqué le natif de San Fernando. 

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Sous sa direction, il a fait venir plusieurs joueurs importants comme Daniel Alves ou Ivan Rakitić notamment et s’est distingué par sa capacité à convaincre divers éléments de rejoindre le FC Séville pour ensuite, tant collectivement qu’individuellement, progresser en étant compétitif en Europe. Initialement, la pensée de Séville était de signer un nouveau directeur sportif après le départ de Monchi. Les principaux candidats étaient Antero Henrique, qui a finalement signé avec le PSG, et Fran Garagarza, qui travaille à Eibar. Finalement, c’est Oscar Arias, l’assistant de Monchi durant les quatre dernières années, qui lui a succédé. Toutefois, la signature d’Arias a provoqué des changements pour deux membres importants du staff des scouts de Séville. Tout d’abord, Miguel Angel Gomez, autre des grands assistants de Monchi qui s’attendait également à être nommé directeur sportif, décida de quitter le club et de signer à Valladolid. Autre scout majeur présent dans l’ancienne hiérarchie, Dani Salas a quitté le club afin de signer en faveur de Leeds United.

Arias était attendu au tournant cet été et semblait avoir conscience qu’il devait effectuer des choix afin de convaincre les supporters de sa compétence. Il a ainsi signé Jesus Navas, Nolito, Banega, Kjaer puis Corchia, la recommandation de Monchi. En outre, Guido Pizarro, la recommandation de Berizzo et l’un des plus contestés, Muriel, le transfert le plus cher dans l’histoire de Séville qui est une déception absolue, sont aussi venus en direction du Ramón Sánchez Pizjuán. Arias a également opté pour une décision assez controversée, celle de prolonger les contrats de trois anciens joueurs comme Krohn-Dehli, Carriço et Pareja, les deux derniers n’ayant pas joué beaucoup de matches parce qu’ils sont constamment blessés.C’est sous la direction d’Arias comme directeur sportif qu’Iborra et Mariano, le capitaine et le meilleur arrière droit qui a joué pour Séville depuis Dani Alves, ont fait le choix de quitter le club. Ce qui n’est pas négligeable sur le plan de l’image renvoyée.

Vincenzo Montella Sevilla Copa del Rey 17012018

Berizzo a été choisi afin de mettre Séville sur de bons rails après le passage ultra-rapide de Jorge Sampaoli à la tête de l’équipe. Berizzo possédait une équipe rapide au Celta, celle de Séville est composé de joueurs assez peu véloces, de fait ils ont un peu de possession du ballon mais éprouvent des problèmes afin de surprendre leurs rivaux en attaque et ont beaucoup de problèmes défensifs en contre-attaque comme cela a été le cas contre le Spartak (5-1), Valence ( 4-0), ou le Real Madrid (5-0). Ces résultats ont provoqué le licenciement de Berizzo alors que le club andalou était 5ème de Liga et qu’ils étaient encore en course en Coupe du Roi et Ligue des champions. 

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La gestion du cas N’Zonzi a posé problème et Arias a été ciblé comme un coupable sur ce dossier. Le joueur s’était montré très critique dans les colonnes de France Football en décembre dernier : « Cet été, j’ai eu l’impression que la direction n’avait pas fait d’efforts pour m’expliquer les choses, pour discuter, alors que j’avais plusieurs sollicitations », avait-il assuré, en précisant que son avenir était « clairement ailleurs qu’à Séville ». Maintenant, il semble que N’Zonzi ne quittera pas l’équipe mais certains joueurs sont en colère contre lui et son attitude. 

De façon très générale Arias semble exposé à un problème majeur. Il est peu à l’aise face aux critiques et il n’a pas pris de décisions courageuses comme Monchi l’a fait afin de parier pour un joueur inconnu et lui faire atteindre un niveau incroyable. Pour ce mercato hivernal, il tente de signer Aleix Vidal comme arrière droit après l’échec de Corchia (qui joue peu), un autre avant-centre – Batshuayi est le principal candidat en tant que prêt – mais également un milieu de terrain et peut-être un latéral. Au rayon des départs, Krohn-Dehli, Carole et Ganso pourraient quitter l’équipe parce que Montella ne les veut pas. 

Avec le bilan rendu jusqu’ici, il semble presque impossible qu’Arias puisse continue à travailler pour Séville après cette saison, à moins que l’équipe ne change radicalement sa situation et ne se qualifie pour jouer la Ligue des Champions la saison prochaine ou parvenait, éventuellement, à gagner la Coupe du Roi. Pour ce point, le club andalou a su s’imposer face à l’Atlético Madrid au Wanda Metropolitano lors du quart de finale aller (1-2). Il va falloir confirmer ce résultat par la suite pour tenter d’oublier l’ombre imposante de Monchi.

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