Aouar-Ndombélé, la paire qui se sent mieux à trois

C’est un problème qui s’étend au-delà de la composition d’équipe choisie mardi soir par Bruno Genesio pour affronter le FC Barcelone en Huitième de finale aller de la Ligue des champions. Depuis le début de la saison, l’entraîneur lyonnais aligne la plupart du temps un milieu de terrain à deux têtes, en 4-2-3-1, en 3-4-1-2 ou dans n’importe quel système qu’il privilégie. Mais les avantages qui en découlent (positionnement de Fekir, liberté des latéraux, associations à la pointe de l’attaque) ont une conséquence : au milieu, Tanguy Ndombélé et Houssem Aouar, qui font la paire le plus souvent, ont une influence réduite avec le ballon. Mardi, face à un Barça qui a peu à peu asphyxié son adversaire, leur rendement dans le jeu s’est délité.

Ils préfèrent jouer dans un milieu à 3

En règle générale, leur talent suffit – sur une passe, un dribble ou une percussion – à faire la différence. Mais lorsque le niveau s’élève, le revers de la médaille s’agrandit. La complémentarité entre Houssem Aouar et Tanguy Ndombélé suffit rarement à assurer un équilibre d’équipe précaire qui leur demande d’évoluer régulièrement contre nature. Lorsque Ndombélé monte, Aouar ne cesse de regarder derrière lui et se retrouve à défendre à la perte du ballon comme un milieu récupérateur qu’il n’est pas. Lorsque l’inverse se produit et qu’il prend plus de libertés pour se projeter, c’est Ndombélé, dont le jeu sans ballon est le point faible, qui perd son influence dans les transitions. Mardi soir, face au Barça, aucun des deux n’est ainsi parvenu à se rendre disponible aux abords de la surface adverse et leur travail s’est le plus souvent cantonné à l’ombre.

En privé, les deux joueurs ne cachent pas leur préférence pour un milieu à trois. La présence d’une sentinelle les use moins physiquement, facilite l’expression de leurs qualités respectives et leur permet des projections plus libres dans des zones où leur technique fait la différence. « On a souffert de la pression barcelonaise parce qu’on n’est pas parvenu à ressortir les ballons proprement. On a certainement laissé beaucoup de force dans la récupération, cela nous a privé de lucidité, témoignait à ce propos Bruno Genesio en conférence de presse après la rencontre. 

Entré en jeu à la 69e minute, Lucas Tousart a fait basculer l’équipe en 4-3-3 mais les limites physiques et la grosse domination catalane n’ont pas vraiment permis au bloc lyonnais de remonter. Dans trois semaines, au Nou Camp, le retour du capitaine Nabil Fekir devrait de nouveau donner lieu à un double pivot au milieu. A moins que les déséquilibres observés en seconde période ne fasse reconsidérer les choses à Bruno Genesio…

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